Dépôt du rapport officiel du Colloque du Bicentenaire par la CCID Vers une vision commune pour Drummondville !


(Drummondville, le 15 juin 2015) – La Chambre de Commerce et d’Industrie de Drummond (CCDI) dévoile aujourd’hui le Rapport officiel du Colloque du Bicentenaire sur l’avenir de Drummondville qui s’est déroulé le 14 avril dernier en présence de quelque 200 leaders issus de tous les secteurs d’activités.

 

Sous le thème « Misons sur notre capital pour le futur – Drummondville 2015-2040 », la CCID a voulu profiter de l’année du bicentenaire afin de faire un exercice de prospective avec les leaders issus de tous les secteurs d’activités.  Cet exercice de mobilisation sans précédent dans l’histoire de Drummondville avait pour objectif d’élaborer l’amorce d’une vision commune pour Drummondville dans un horizon de 25 ans.

 

Une vaste consultation

Afin  de réaliser cette importante mobilisation des acteurs du milieu, la CCID mit sur pieds 11 comités sectoriels composés des leaders de chacun des secteurs d’activités suivants : Agroalimentaire – Arts et culture – Commerces et services – Développement régional – Développement social – Éducation et formation de la main-d’œuvre – Environnement et développement durable – Industries et services aux entreprises – Santé et services sociaux – Sports, loisirs et saines habitudes de vie- Tourisme. 

 

« Ces comités ont travaillé chacun de leur côté pendant plusieurs mois afin d’identifier les principaux enjeux, ce qui a servi à alimenter les discussions lors du Colloque pendant les ateliers de travail et lors de la plénière. Cette somme de travail considérable aura permis d’aboutir à une vision qui a fait consensus au sein de chaque comité et auprès de l’ensemble des participants » a déclaré Monsieur Luc Gaudreau, président sortant de la CCID. C’est lors de la planification stratégique qui s’est tenu en mai 2014 que la CCID a décidé de mettre sur pieds la tenue de ce colloque. L’objectif, outre d’établir une vision sur un horizon de 25 ans, se voulait un exercice de concertation, l’une des forces de la CCID aux dires de Monsieur Gaudreau.

 

 

Les grandes lignes du rapport

Bien que chacun des 11 comités sectoriels ait établi les enjeux et la vision propre à son secteur d’activité, le rapport dégage cinq grandes forces qui distinguent Drummondville et qui ont été mentionnées d’une façon ou d’une autre par l’ensemble des tables sectorielles. « C’est à partir de ces forces que sera bâtie la ville de Drummondville de 2040.  Regrouper ensemble, ces forces feront de la ville de Drummondville, une grande ville de plus de 100 000 habitants, mais en gardant sa dimension humaine et son accessibilité tout en demeurant un leader du développement» a déclaré Monsieur Gerry Gagnon, premier vice-président de la CCID et responsable du Colloque.

 

La première force est l’emplacement unique de Drummondville grâce à sa géographie avantageuse. Cet emplacement stratégique, au croisement de deux autoroutes majeures, permet à Drummondville d’atteindre un marché de plus de 6 millions de personnes dans un rayon de moins de 200 kilomètres. L’implantation de leviers de développement majeur tel que le Centrexpo Cogeco, le campus universitaire ou des centres de distributions, confirme cet avantage unique et la ville de Drummondville doit continuer à capitaliser sur ceux-ci.

 

La deuxième force est le rôle de leader manufacturier de Drummondville. Déjà l’une des locomotives de l’économique Québécoise, Drummondville doit poursuivre sa stratégie de diversification et apporter une attention particulière à la promotion d’une image de marque en tant que leader incontestable du secteur manufacturier au Québec et au Canada.  « Ce rôle pourra être pleinement assumé si l’enjeu de la productivité et de la technologie est bien adressé. Nous nous devons d’être reconnus comme le cœur manufacturier du Québec et un centre d’excellence au Canada. À cet égard, un centre d’excellence en productivité, unique au Québec, pourrait, par exemple, constituer un élément tangible pour venir supporter cette stratégie de leadership à assumer » précise, Monsieur Gerry Gagnon qui voit très bien Drummondville championne de la productivité en 2040 … et même avant !

 

La troisième force est le dynamisme entrepreneurial qui, grâce à un tissu manufacturier diversifié et dynamique, pourrait voir devenir Drummondville comme l’endroit de prédilection pour l’entrepreneuriat manufacturier au Québec. En plus du secteur manufacturier, cette force englobe également le secteur du commerce et des services. Drummondville devra, pour se faire, entrer de pleins pieds dans l’économie numérique et se doter d’une politique agressive d’achat local. « Ces deux éléments peuvent sembler contradictoires, mais ils sont intimement liés, car le succès local dépend de notre capacité à conquérir les marchés mondiaux grâce au commerce électronique et autres outils technologiques », selon le responsable du colloque.

 

La quatrième force est la qualité du cadre de vie afin d’y attirer une main-d’œuvre qualifiée et de retenir celle déjà sur place. Selon le rapport, plus que jamais, les gens choisiront d’abord un milieu de vie. Voilà pourquoi il s’agit d’une condition de réussite d’une vision gagnante et rassembleuse pour Drummondville selon la CCID.

 

Enfin, la cinquième force est sans contredit la solidarité du milieu et sa capacité de mobilisation pour faire avancer des projets et ainsi faire grandir la ville. C’est cette mobilisation qui permet l’implantation de projets majeurs, la tenue d’événements au rayonnement national et international, le choix d’orientations qui détermine la ville et que sa population souhaite voir se réaliser.

 

Suivi et stratégie de réalisation

Bien que le dépôt du rapport constitue une étape importante, tout le travail reste à faire selon la CCID. « Un important exercice de mobilisation a été réalisé avec ce colloque et nous entendons poursuivre sur cet élan avec succès. Nous devons maintenant faire un suivi et identifier les pistes de solution afin, qu’en 2040, Drummondville soit reconnue comme étant la ville la plus dynamique et prospère au Québec, où il fait bon vivre et passer du temps » a déclaré Me André Y. Komlosy, président de la CCID.

 

Pour ce faire, un comité de suivi sera mis en place au début de l’automne et sera composé d’un représentant de chacune des 11 tables sectorielles. De plus, la CCID transformera les 11 comités sectoriels en comités permanents afin de l’alimenter sur les enjeux et permettre la synergie entre tous les secteurs d’activités. La composition de ces comités sera également dévoilée au début de l’automne. Me Komlosy considère qu’il faut agir à court, moyen et long terme et la concertation demeure la meilleure façon d’obtenir des résultats tangibles. Il insiste : ces comités devront toujours avoir à l’esprit les cinq forces qui ont été identifiées par les leaders du milieu et qui font consensus.

 

« En agissant de cette façon, la CCID joue son rôle d’organisme de concertation et sera en mesure de mobiliser les acteurs du milieu pour faire avancer les intérêts de notre ville, peu importe le secteur d’activité.  Nous l’avons fait par le passé dans de nombreux dossiers et enjeux et nous entendons le faire encore, mais de manière plus efficace et redoutable. Nous sommes fiers de notre ville, de nos succès, de notre rayonnement. Nous devons poursuivre sur cette lancée et nous dépasser. C’est comme cela que nous demeurerons des leaders », a conclu le président de la CCID.

 

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