AUCUN EFFET À COURT TERME SUR LES EXPORTATIONS RÉGIONALES SELON DÉVELOPPEMENT PME CHAUDIÈRE-APPALACHES


Lévis, le 11 novembre 2010 – Développement PME Chaudière-Appalaches ( DPME C-A ) qui
contribue depuis plus d’une dizaine d’années à l’amélioration de la compétitivité et de la
rentabilité des PME manufacturières dans la région s’est posé la question à savoir quels seraient
les impacts possibles des dernières élections de mi-mandat aux États-Unis sur les exportations
au Québec.

Selon l’analyse du directeur général de Développement PME Chaudière-Appalaches, monsieur
Michel Gilbert, les résultats de ce scrutin n’entraîneront aucun effet à court terme sur les
exportations de la région. Il est à prévoir que le blocage au Congrès (« gridlock ») entre la
majorité républicaine à la Chambre et la majorité démocrate au Sénat, couplé avec la
perspective des élections présidentielles dans deux ans, va bloquer tout mouvement vers un
renforcement du protectionnisme ou au contraire, son relâchement. Il faut aussi être bien
conscient de la réalité de la situation dans le cadre de l’ALENA.

Même si ces élections de mi-mandat n’auront pas d’effet à court terme sur les exportations de la
région de Chaudière-Appalaches il n’en demeure pas moins que le taux ce celles-ci connaît,
depuis quelques années, une baisse constante, obligeant les entreprises à revoir leur stratégie
de développement de marché à l’international. Comme premier facteur, mentionnons le cas du
bois d’oeuvre. Ce n’est pas le gouvernement ou le Congrès américain qui a initié la plainte et les
mesures qui en ont découlé mais des associations de propriétaires et d’exploitants forestiers.
Même un gouvernement républicain n’a pas pu s’y opposer.

Pour ce qui est du « Buy America Act », il faut reconnaître que ce sont les provinces
canadiennes qui ont fermé leurs portes alors que 37 États américains les avaient ouvertes. Dans
le récent compromis qui vient d’être trouvé, les provinces canadiennes n’ont fait qu’entrouvrir
leurs portes en laissant encore de larges pans des marchés publics canadiens hors de portée
des firmes américaines.

Et que dire de la politique monétaire de Banque centrale américaine, la FED, qui va avoir
beaucoup plus d’influence sur nos exportations que la situation politique. La FED est
indépendante du Congrès et du Président. Sa politique consiste à « pomper » autant de dollars
que nécessaire dans le système financier américain pour essayer de faire redémarrer l’économie
américaine. La controverse fait rage aux États-Unis quant au bien fondé de cette politique qui
consiste à acheter 75 milliards par mois de Bons du Trésor tant qu’il faudra mais au moins pour
six mois.

Cette politique entraîne une dévaluation rapide du dollar américain par rapport aux autres
monnaies et notamment par rapport au dollar canadien qui ne cesse d’augmenter. Les cambistes
les plus conservateurs prévoient que le dollar canadien pourrait monter jusqu’à 1.05 ou 1.10
dollar américain. « Voilà la vraie menace sur les exportations de la région vers les États-Unis.

Les entreprises manufacturières ayant dû combler une augmentation du dollar canadien de 10 à
15 % dans les derniers mois, l’obligation de combler une autre augmentation de 5 à 10 % serait
très difficille pour elles, puisque leur rentabilité pourraient en souffrir ou que leurs ventes
pourraient en être diminuées » déclare le directeur général de développement PME Chaudière-
Appalaches monsieur Michel Gilbert. À cela s’ajoute l’état désastreux du secteur
construction/habitation aux États-Unis en raison du scandale des saisies immobilières
(« foreclosures »), situation dont l’issue demeure incertaine puisqu’il y a pour environ deux ans
de stock immobilier invendu dont on ignore quand il pourra être réellement liquidé.

Donc, quand on sait l’importance des exportations vers les États-Unis dans l’économie de la
région (85 % des exportations totales), on ne peut qu’être inquiet de la situation. La situation
économique aux États-Unis est d’une extrême incertitude. La politique de la FED, extrêmement
inflationniste, amène les plus optimistes à penser que petit à petit l’économie va reprendre du
mieux et que la FED va pouvoir contenir la poussée inflationniste par une augmentation
importante des taux d’intérêts. Tandis que chez les plus pessimistes cette politique représente un
désastre et qu’elle n’aboutira qu’à faire retomber les États-Unis dans une deuxième récession (le
fameux « double dip »). Seul l’avenir dira qui avait raison.

« Bref, une situation pas facile et imprévisible qui aura des répercussions importantes sur le
Canada et la région de Chaudière-Appalaches. Il devient impératif que chaque entreprise révise
sa stratégie de développement en fonction de nouveaux marchés pour mitiger ses risques. Les
marchés du Mexique et de l’Amérique Latine, de l’Inde, de l’Europe de l’Est, de l’Indonésie sont
des marchés qui offrent de très grandes opportunités aux entreprises qui sauront les saisir. Mais
pour cela il faut être prêt », affirme monsieur Michel Gilbert.

Véritable référence économique, DPME C-A met aux services des entreprises manufacturières
l’expertise, le savoir-faire et les connaissances de son équipe de professionnels reconnus pour
mieux les accompagner dans la révision de leur stratégie de développement à l’international.
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SOURCE : Roselyne Guillemette
Directrice – Affaires corporatives
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