Le comité organisateur fait le bilan de la 36e édition – Le Festival de la gibelotte de Sorel-Tracy reprend sa place parmi les grands festivals d’été au Québec


Sorel-Tracy, le 20 novembre 2013– À l’occasion de son assemblée générale annuelle, le comité organisateur du Festival de la gibelotte dresse le bilan de l'événementet fait le point sur la 36e édition tenue l’été dernier.

Un immense succès

« Il n’y a pas de doute, avec autant de commentaires élogieux et les foules records de la 36e édition du Festival de la gibelotte qui s’est tenue du 5 au 13 juillet dernier, il est permis de croire que notre événement a repris sa place dans l’échiquier des événements incontournables de l’été au Québec. » Le président Denis Gagné, ainsi que tous les membres du conseil d’administration, sont très heureux de cette édition qui a été marquée par une programmation exceptionnelle et de nouveautés très appréciées. « C’est certainement l’une des meilleures programmations musicales de toute l’histoire du festival avec entre autres Simple Plan, Marc Dupré et Robert Charlebois. Ces artistes ont amené une très grande affluence sur le site du festival. L’habillage et l’animation des rues, le réaménagement du carré Royal en grande aire de restauration, les nouvelles activités culinaires tenues au marché Richelieu, les spectacles à l’église Christ Church, les places VIP sur le bateau de croisière le Survenant III, ont tous reçu un très bon accueil par les festivaliers. Et que dire des activités sportives ! Un achalandage record avec près de 2 000 participants à la course 5 km du Festival, le retour du tournoi de basketball 3 contre 3 et la 4e édition du Défi vélo Lussier ».

 

Plusieurs commerçants du centre-ville nous ont confié avoir connu leur meilleure semaine à vie. Ce n’est pas peu dire sur l’importance et l’impact que peut avoir le festival sur l’économie régionale. Avec une couverture médiatique nationale (TVA, Journal de Montréal, les hebdos régionaux de Québecor Média) et Bell Média (NRJ, Rouge FM et Boom FM), il n’y a aucun doute que les festivaliers provenant de l’extérieur de la région ont été très nombreux. 

 

Le rapport de la firme de recherche Watson : des chiffres éloquents

L’étude de provenance et d’achalandage de la clientèle de cette 36e édition, réalisée par des sondeurs professionnels de Watson recherche marketing, révèle que l’achalandage a bondi de 56% par rapport à la dernière étude réalisée en 2010. La firme de sondage a fait remarquer qu’en 20 ans, elle n’avait jamais observé une telle progression parmi les festivals d’importance au Québec et qui sont établis depuis plusieurs années. Une mention a d’ailleurs été faite à la fédération Festivals et Événements Québec à cet effet.

Un centre-ville bondé n’amène pas nécessairement les revenus espérés

« Selon nos évaluations, plus des trois quarts des festivaliers présents sur le site au centre-ville n’assistent pas aux spectacles présentés à la scène Loto-Québec au quai Richelieu. Or il s’agit de l’un des principaux revenus attendus durant l’événement pour boucler notre budget. Nous sommes très heureux des retombées pour les commerçants, les restaurants et les bars du centre-ville mais c’est un véritable tour de force de financer l’organisation du festival presque uniquement avec la billetterie. La prévente de cartes d’accès a été trois fois meilleure que l’année dernière, soit 6 500 cartes par rapport à 2 225 en 2012. Par contre, la vente de bracelets d’un jour a été moindre que prévu et les soirées de mauvais temps (dimanche 7 juillet – Marc Hervieux et la Sinfonia de Lanaudière et le mercredi 10 juillet – Cœur de Pirate) ont eu un impact négatif sur l’achalandage. La faible affluence à ces deux spectacles a affecté les revenus escomptés à la billetterie.

 

Un plus important financement public

Dans ce contexte particulier et avec l’ampleur que le festival a retrouvée, les organisateurs pensent qu’il est légitime que le financement public soit ajusté à la hauteur de ce qu’est devenu l’événement. Année après année, les organisateurs tentent de boucler le budget alors qu’ils opèrent avec deux, trois et même dix fois moins de budget que d’autres festivals comparables dans les régions qui nous entourent. Alors que bien souvent dans ces festivals, toutes les activités ont un coût d’entrée et même des frais de stationnement quotidien exigés, ce qui n’est pas le cas chez nous.

Près de 90% de la programmation est gratuite pour les festivaliers, et c’est ce qui permet entre autres d’attirer près de 200 000 personnes à chaque édition au centre-ville de Sorel-Tracy. Pour une ville de 35 000 habitants, c’est tout à fait exceptionnel ! Il faut considérer que le festival est en compétition avec plusieurs autres qui se déroulent tout au cours de l’été dans les régions voisines. Le monde des festivals est devenu très compétitif et les villes ont bien saisi l’impact des retombées économiques, sociales,
touristiques et culturelles de tels événements. C’est pourquoi la grande majorité de ces villes apporte un soutien significatif et pleinement justifié à leur festival. Selon des évaluations réalisées par d’autres festivals comparables, les retombées économiques du Festival de la gibelotte de Sorel-Tracy se chiffreraient à plus de 5 M$ à chaque année.

 

Le festival a accumulé de légers déficits au cours des dernières années et il paraît désormais difficile sinon impossible d’assurer sa pérennité dans les conditions actuelles. Le comité organisateur croit donc qu’il est maintenant venu le temps de bénéficier d’un appui financier plus juste et équitable, c’est-à-dire à la hauteur des retombées apportées par l’événement à la ville de Sorel-Tracy, autant en notoriété et en rayonnement qu’en revenus monétaires. 

 

À titre comparatif, il y a des festivals en région et à proximité de Sorel-Tracy qui obtiennent jusqu’à 42 fois le montant reçu par le Festival de la gibelotte de Tourisme Québec. Au Québec, les revenus provenant des subventions publiques représentent en moyenne 28 % du financement des festivals, alors qu’ici ce pourcentage était de moins de 10%. L’entente de trois ans avec Tourisme Québec est arrivée à échéance et une nouvelle demande de subvention a été présentée dans les derniers jours. La Ville de Sorel-Tracy et le gouvernement fédéral seront aussi invités à contribuer de façon plus significative afin d’assurer un meilleur financement et la pérennité du festival. Le président, Denis Gagné, indique que le Festival a connu un léger déficit d’environ 4% de son budget d’opération pour l’édition de 2013. Selon des données compilées en 2009 par l’organisme Festivals et Événements Québec, les festivals font en moyenne 0,6 % de marge bénéficiaire. Rappelons que le budget d’opération du Festival de la gibelotte est de plus de 1,4 M$, soit le double par rapport aux années précédentes et qu’une partie importante de son financement provient de ses 60 généreux partenaires.

 

Une structure de bénévolat à établir

Le Mondial des cultures de Drummondville compte sur 2 100 bénévoles pour l’organisation de son festival. L’International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu peut compter sur 1 400 bénévoles pour assurer la réussite de son événement. Quant au Festival de la gibelotte, l’aspect bénévolat est hélas complètement inexistant. Une démarche sera donc entreprise en vue de la prochaine édition afin de créer une structure de bénévolat. « Nos ambitions pour la 37e édition sont modestes à cet égard, mais il nous apparaît inconcevable de n’avoir pratiquement aucun bénévole dans notre organisation. Seuls les membres du conseil d’administration s’impliquent de façon bénévole et je crois qu’il est maintenant venu le temps de créer une structure de bénévolat pour l’édition de 2014. Des personnes nous ont déjà signalé leur intérêt à s’impliquer et à donner un petit coup de main. Ce sera à l’organisation du festival de les prendre en charge et de bien les encadrer pour assurer la réussite de cette démarche. »

 

Pour conclure, en 2013 le festival a reconquis ses lettres de noblesse. Les festivaliers ont été très nombreux, les partenaires financiers très généreux et les Sorelois et Soreloises plus fiers que jamais de leur festival. Les organisateurs veulent profiter de ce momentum pour poursuivre cet élan, en palliant le manque de bénévoles ainsi que le sous-financement public. Nous pourrons bâtir sur cette réussite pour préparer la 37e  édition qui se tiendra du 4 au 12 juillet 2014.

 

Principales réalisations en 2013 :

• L’une des meilleures programmations musicales parmi les festivals en région au Québec ;

• Présence médiatique nationale très importante (TVA, Journal de Montréal, les hebdos régionaux

de Québecor Média, NRJ, Rouge FM, Boom fm). Une première dans l’histoire du festival ;

• Habillage et animation dans les rues (du Roi, Augusta, du Prince et George) ;

• Présence du bateau de croisière le Survenant III au quai Richelieu (places VIP) ;

• Nouvelles activités culinaires : Week-ends des chefs et le Bar à vins au marché Richelieu

• Soirée Reconnaissance ;

• Réaménagement du carré Royal en grande aire de restauration ;

• Concerts présentés à l’église Christ Church ;

• Mise à niveau très importante de l’affichage et de la signalisation sur le site ;

• Ajout de près de 30 nouveaux partenaires (commanditaires) ;

• Ventes records (loges, Tapis rouge) ;

• Assistances records (le 5 juillet avec Simple Plan, course 5 km, etc.) ;

• Plus que doubler les revenus de billetterie par rapport à 2012.

 

– 30

Source :                                                                                              

 

Laurent Cournoyer, directeur général

Responsable des communications, des ventes et du marketing

 

 

Photos 1 et 3 :  Marc Ross

Photo 2 : Audrey Chagot, Cournoyer communication marketing