ÉTAT DE SANTÉ DE LA RIVIÈRE YAMASKA


 

Un bilan qui demande des actions

 

 

 Saint-Hyacinthe, le 21 juin 2012 – L’amélioration de la santé de la rivière Yamaska et de ses affluents représente toujours un défi pour la Ville de Saint-Hyacinthe, mais la municipalité met en place, depuis plusieurs années, des actions locales et régionales concertées. En collaboration avec l’Organisme de bassin versant de la rivière Yamaska, une étude et un suivi ont ainsi été menés sur la qualité de l’eau de la rivière et de ses principaux affluents maskoutains.

 

En 2010, la Ville de Saint-Hyacinthe s'est associée à l'OBV Yamaska afin de réaliser, tout au long de l'année, l'échantillonnage de 13 différentes stations de la rivière Yamaska. L'objectif de cette initiative était de réussir à déterminer certains secteurs d'action s'avérant être prioritaires. À la lumière des résultats, trois sous-bassins versants ont été jugés problématiques et une phase II de caractérisation a donc été nécessaire afin d'établir un meilleur diagnostic des sous-bassins Daigneault, Mercier et Décharge des Douze (ruisseau Donat-Giard).

 

Aujourd'hui l'OBV Yamaska présente les résultats de cette phase II. L’heure n’est pas à la fête car le bilan n’est guère positif. Avant son arrivée à Saint-Hyacinthe et à sa sortie du territoire, l’eau de la rivière Yamaska n’est pas de très bonne qualité. Elle se classe dans la catégorie d’eau de « mauvaise qualité ». Elle passe même de « mauvaise » à « très mauvaise » à certains endroits, du fait de trop grandes quantités de phosphore, de matières en suspension ou de coliformes fécaux.

 

La provenance de ces substances problématiques a pu être ciblée, en partie, en effectuant l’échantillonnage des trois sous-bassins versants jugés prioritaires (la Décharge des Douze, le ruisseau Mercier et le ruisseau Daigneault). Plusieurs des ruisseaux tributaires sont en effet plus dégradés que la rivière Yamaska et contribuent donc à sa piètre qualité.

 

Les substances qui posent problème peuvent provenir de différentes sources liées aux activités humaines, dont les principales sont les rejets municipaux et industriels, certaines pratiques agricoles, les installations septiques déficientes et le ruissellement urbain. Mais les résultats obtenus par la caractérisation vont permettre d’intervenir directement sur ces différentes sources en mettant en place des solutions durables, de concert avec les partenaires.

 

RECOMMANDATIONS

 

Suite à cette étude, l’OBV Yamaska a émis des recommandations pour la qualité globale de l’eau, notamment : faire un suivi de la qualité de l’eau (entre autres, par des échantillonnages plus ciblés), prioriser l’approche en sous-bassins versants et soutenir leurs comités, poursuivre l’amélioration des pratiques agricoles, continuer à corriger les branchements croisés des égouts sanitaires et pluviaux, maintenir la réalisation du plan de mise à la conformité des installations sanitaires, et contrôler l’érosion en favorisant l’établissement d’écosystèmes riverains complets.

 

ACTIONS

 

La Ville pose déjà des gestes concrets en ce sens, élaborés et mis en pratique via sa Politique environnementale et son Plan d’action 2010-2014. Notamment, la vérification des branchements aux réseaux d’égouts pour les nouvelles résidences, le remplacement de conduites d’égouts pour séparer le sanitaire du pluvial afin de diminuer l’apport d’eau de ruissellement vers l’usine d’épuration, la mise à la conformité des installations sanitaires (510 depuis 2006), le programme régional de vidanges des fosses septiques (869 vidanges en 2011), et l’application du règlement 346 sur la gestion des eaux de surface. De plus, trois comités de sous-bassins versants ont été formés pour le ruisseau des Salines, le Ruisseau Rouge (rivière Salvail) et les ruisseaux des Douze et de la Métairie.

 

La rivière Yamaska ne se porte pas bien, nous le savions, mais cette étude nous permet d’en connaître les causes et donc de mettre en place des outils pour agir. « La rivière ne fait pas que passer par chez nous, déclare Monsieur Bernier, maire de Saint-Hyacinthe. Elle fait partie de notre milieu de vie et il est primordial d’en prendre soin, même si cela nécessite des changements dans nos manières de faire. »

 

La Ville de Saint-Hyacinthe désire continuer et intensifier ses actions en matière d’assainissement et de protection de la rivière Yamaska et de ses affluents. Elle interpelle donc l’ensemble des partenaires afin de mettre en place les états généraux de la rivière, ce qui permettrait d’élargir les actions au niveau régional et supra-régional. C’est via une concertation et une participation volontaire de chaque acteur que l’état de santé de la rivière pourra continuer à s’améliorer.

 

– 30 –

 

Source :               Cécile Graillet

                              Division Communications et Relations publiques

                              450 778-8388

 

Information :     OBV Yamaska

                             450 956-1164